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L'autojugement







L’autojugement


Avez-vous tendance à vous juger trop sévèrement ?


À vous trouver médiocre, avoir un regard très dur sur vous-même ?


De ne jamais être à la hauteur ?


De vous auto-sabotez ?


Après avoir exploré l’influence du regard des autres, et si on portait notre regard sur soi ? Le regard sur soi, est parfois plus intense que le regard sur les autres. Très souvent on est beaucoup plus critique envers nous-même qu’avec tous les autres individus.

Et si vous appreniez à être plus indulgent avec vous-même.


Si vous portez un regard dur sur vous-même, il va de soi que l’estime de soi en prend pour son rhume, En fait l’estime de soi est dépendante de notre regard. Il est souvent difficile d’être objectif avec soi-même.


Quelles sont les facteurs qui entre en jeu ?


- Nos peurs.

Peur de ne pas être capable, de penser que ne sera pas capable, ou que l’on doit atteindre un idéal, alors on a peur de ne jamais y parvenir, Dès lors on se met dans une contrainte, génératrice de profondes insatisfaction, voire de la culpabilité.


- Nos désirs.

Il y a les désirs, celui de bien faire, de réussir, d’arriver à la réalisation de vos rêves. Lorsqu’on est trop connecté avec le désir, on peut ressentir un écart avec la situation présente, ou ce désir semble éloigné et ce que vous vous fixez à atteindre. Alors, c’est facile générer de la frustration.


- Des modèles trop élevés.

Avoir un idéal peut être stimulant, mais il faut se souvenir d’accepter de passer par des étapes afin de progresser. Plusieurs personnes se comparent immédiatement, sans se donner le temps et la chance d’évoluer.


Prendre conscience de l’auto jugement


Premièrement, il devient intéressant de prendre conscience de l’auto jugement. Les pensées sont très rapides, et automatiques, et lorsqu’on est habitué à être dur avec elle-même quelles ne sont plus perçues consciemment, c’est automatique. Juste d’en prendre conscience va vous permettre de freiner ce mécanisme.


Prenez un petit moment, fermer les yeux et demandez-vous : Qu’est-ce que je pense de moi ? Laissez venir toutes les pensées, les images, les mots. Maintenant, demandez-vous, sur 10, combien y a-t-il de pensées positives, et constructives.


Après la prise de conscience, il y a la «désentification» des pensées.


Observer la différence :


- « Je suis nul »


- « Ce que je fais n’est pas satisfaisant. »


Lorsqu’une personne se dit « je suis nulle » cela définit la personne toute entière! Et lorsqu’on modifie ce qu’on fait de ce qu’elle est, elle prend du recul par rapport au contexte. Ainsi ce n’est pas elle qu’elle juge, mais ce qu’elle fait, et la différence est énorme en termes de ressenti !


De loin, cela semble être une nuance. Mais en prenant l’habitude de faire cette distinction, on se « désidentifie » du jugement. Il perd alors de sa force, il a beaucoup moins d’impact.


Aussi, quand une pensée vous définit, reformulez-la mentalement (vous pouvez aussi imaginer que vous l’effacer et reformuler) j’aime bien effacer, elle diparait…


- Je ne suis pas à la hauteur. À la place… Je n’ai pas encore les capacités que je souhaite


- Je suis ridicule. « Je ne maîtrise pas encore cela.


Jugement constructif


Tant qu’à juger, autant que ça serve à quelque chose, non ?


Nous savons ce que sont les critiques constructives qui donnent envie de s’améliorer, de se dépasser. Si vous deviez enseigner quelque chose à un enfant, vous auriez naturellement tendance à pointer ce qui peut être amélioré chez lui, tout en lui expliquant par quelque moyen qu’il peut progresser. L’idéal serait même sans doute de lui faire regarder et viser la première étape vers le changement.


Prenez quelques instants pour fermer les yeux et écouter vos pensées. Tournez votre regard intérieur vers vous-même et laissez les pensées négatives habituelles apparaître. Mais cette fois, dès qu’une pensée de ce type vous parvient, répondez-lui. Répondez-lui comme si vous souhaitiez initier un dialogue avec une part de vous-même.


Répondez-lui en vous orientant vers la solution, comme dans ces exemples :


- Je suis incapable d’y arriver. » Et pour changer ça, je vais commencer par me concentrer sur….

- Je ne suis pas à la hauteur. » Pour m’améliorer, je vais déjà m’entraîner à…


On initie ainsi un véritable dialogue intérieur. Votre cerveau vous envoie une pensé, et vous lui répondez., intéressant n’est-ce pas ? Au lieu de juste accepter cette pensée comme vous le faisiez avant, vous vous orientez vers un changement, une étape.


Et surtout : C’EST VOUS QUI AVEZ LE DERNIER MOT !

Chaque idée formulée ainsi va affaiblir vos anciens automatismes, ce qui va rééduquer progressivement votre façon de penser à vous-même.


Faites-en sorte que ces réponses-pensées deviennent un nouveau réflexe. Ne laissez aucun autojugement passer passivement ! Si vous procédez ainsi, au bout de quelques jours, les jugements négatifs se feront de plus en plus rares et les pensées constructives s’imposeront naturellement.


Votre cerveau est une machine à apprendre et à accepter de nouvelles habitudes : faites-lui confiance, et persévérer !


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